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Faites des fables, fête des fables : un lauréat du concours dans l'académie de Poitiers

À l'occasion du 400e anniversaire de Jean de la Fontaine, le ministère en charge de l'Éducation nationale organise un grand concours national "Fête des Fables, faites des fables". Le 2 juillet, le jury national désignait les gagnants du concours, et parmi eux un candidat de l'académie de Poitiers.

Pour concourir, les thèmes des fables était libres, aussi divers que le sont ceux abordés par La Fontaine. Il s'agissait de faire preuve d'inventivité : de la fable morale à la réflexion philosophique, tout était possible.

Pour participer, les élèves d'école, collège ou lycée devaient :

  • écrire une fable en prose ou en vers 
  • l'accompagner d'une illustration créée par eux-mêmes. Cette illustration pouvait être un dessin, une photographie, un montage ou un collage. Les élèves ont pu participer de façon individuelle, collective, ou en binômes.

  

La sélection académique

Le 25 mai dernier, le jury académique du concours retenait parmi les 54 fables reçues, 3 candidatures pour aller en phase finale. Parmi elles "Le roi et la peste des canards", fable composée et illustrée par deux candidats libres du lycée Marguerite de Valois d'Angoulême, a remporté la finale nationale ce 2 juillet 2021 dans la catégorie lycée. Bravo à tous !

Trouvez ci-dessous la sélection académique.

Catégorie école : 

Le renard et l’Autruche, fable et illustration collectives composées par la classe entière de CE1-CE2 de l’EEPU de Marillac le Franc encadrée par leur enseignante Mme Rabardy.

  

Derrière un buisson, le Renard attend qu'un animal passe.

Caché, il surveille le chemin et se lasse.

Soudain, le félin roux aperçoit

Une Autruche qui arrive dans le bois.

Le poilu sort de sa cachette en faisant semblant de s'étouffer.

La rapide accourt pour le sauver.

"Ah, ah, je t'ai bien eue" se moque le chéti*.

Tu ne m'auras pas la prochaine fois, promis !"

La gentille bête repart vexée car ce n'est pas 

La première fois que le coquin lui fait ce coup-là.

Quelques jours plus tard, la majestueuse demoiselle

Se promène dans le coin, près de chez elle

Et entendit se plaindre la farceur

A la même heure.

"Il me fait encore une de ses blagues, celui-là."

La belle plumée poursuit son chemin et l'ignora.

Il se trouve que le malheureux s'étouffait vraiment 

Et alla rejoindre ses ancêtres définitivement.

A force de mentir, ça se retourne contre toi

On ne te fait plus confiance, jamais on ne te croit.

*coquin en patois charentais


Catégorie collège

Les éléphants et leurs trompettes, fable collective composée par des élèves de 6è du collège de l’Osme à Aigre (16) : Charline Vigner, Angélina Bertrand, Tom Naissant et Gabryel Rabaud, illustrée par Elyne Magnant. Ils étaient encadrés par le professeur documentaliste Etienne Vinet, professeur documentaliste.

  

Des rires résonnaient dans la forêt,

Des Eléphants se moquaient, 

Des singes qui mangeaient

Avec des couverts, c'est extraordinaire !

Pour se venger de toutes ces moqueries, 

Les Singes allèrent cacher des petits, 

Tout petits morceaux de fromage, 

Pour boucher les trompettes des Éléphants pas sages.

"Impossible de jouer, 

Les trompettes sont bouchées !"

Déclarèrent les Éléphants.

Mais les petites Souris arrivant en chantant, 

Aidèrent les Éléphants, 

En mangeant le fromage fondant.

"Merci les petites Souris, 

Ensemble, tous unis, on a réussi.

Alors venez les Singes, maintenant on se réconcilie,

On va faire la fête car on est tous amis !"

Les différences n'ont pas d'importance, 

L'union fait la force.

Catégorie Lycée : 

Le roi et la peste des canards, fable et illustration composées par deux élèves du lycée Marguerite de Valois d’Angoulême en candidats libres : Youri Vaillant et Angèle Ballon. Ils ont gagné ce concours national dans la catégorie Lycée.

   

Notre histoire se tient dans une mare claire

Où vivaient des canards, gouvernés par leur Roi.

Celui-ci, présomptueux et de mauvais aloi,

Du fait de son orgueil manquait de savoir-faire.

  

Un jour vint un ambassadeur

Originaire d’un lac voisin.

Pour prévenir le suzerain

Il parla ainsi : "Monseigneur,

  

Je viens vous avertir d’un danger meurtrier,

Comme jusqu’à présent on n’en a jamais vu.

Je vous le dis tout bas, car ce mal imprévu,

Sous peine de périr, nous empêche de crier.

 

Finis les coin-coin innocents,

Mon peuple l’a très bien compris,

Et au silence il s’est soumis

Bien qu’il fût des plus réticents."

  

Le roi en écoutant commençait à rager :

Cet insolent grossier, ce pitre, ce scélérat

Venait à un monarque imposer de telles lois !

Et rouge de colère, se mit à exploser :

  

"Un canard ne cancanant pas ?!

Cet oiseau de mauvais augure

En veut à ma magistrature !

On ne peut vivre comme ça !"

  

Le Roi brailla tant et si bien

Que du mal il fut affecté,

De ses fonctions fut destitué

Mourut bientôt, en plébéien.

  

Quand l’on entend un témoignage,

Et surtout si les preuves abondent,

Il faut peut-être une seconde,

Donner du crédit au message.

  

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