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Filière Blé-Farine-Pain
Compte-rendu de la journée d'information du 4 février 2009 publié le 7 février 2009 La réunion du 4 février 2009 dans les locaux de l’ENSMIC à Surgères a permis de réunir des enseignants (et des inspecteurs de la filière), des conseillers d’orientation-psychologues (et directeurs de CIO) face à des professionnels avec l'objectif commun de mieux informer les élèves sur les nombreux débouchés professionnels dans la filière Blé-Farine-Pain.
Les intervenants
1) M. Michel Giret, Directeur d'Exploitation de l'entreprise SICA Atlantique, premier silo portuaire pour l'exportation construit en France et situé sur le port de La Rochelle-Pallice, parle des différents métiers du silo et du quai de chargement ; les bateaux présents à La Rochelle proviennent du monde entier et s'il n'est pas indispensable pour certaines activités d'être diplômé de l'ENSMIC, il est préférable de parler anglais pour échanger avec les équipages. Les blés qui transitent par le port étant en majorité destinés à la panification, de nombreux et fréquents contrôles de qualité sont nécessaires ; ces contrôles peuvent être effectués par des personnes qui ont suivi une formation de type BAC + 2 (BTS Industries des Céréales) ou BAC + 3 (Licence Pro. de l'IEQT de Rochefort) par exemple. A l'intérieur des silos, les emplois ne sont pas nécessairement qualifiés pro-céréales ; des formations dans les métiers de la maintenance ou de l'électrotechnique y trouvent largement leur place que ce soit dans l'utilisation et le suivi des matériels que dans la conduite des engins de manutention (transport et logistique, chargement des bateaux...). Bien entendu, les métiers du tertiaire sont également représentés, notamment en commerce international, achat, gestion. 2) M. Jean-Paul Bellot, Président des meuniers du Poitou-Charentes (21 moulins) et PDG de l'entreprise qui porte son nom depuis plusieurs générations parle des métiers spécifiques à la meunerie, à commencer par la production des farines. Si un chef meunier, conducteur de moulin, est très souvent titulaire d'un BTS-IC, un responsable de fabrication, conducteur de cylindres, peut être recruté à un niveau IV voire être issu de formations connexes comme celle de la boulangerie. Là encore, les formations commerciales sont importantes ne serait-ce par le fait de la nécessaire collaboration des meuniers avec les boulangers ; M. Bellot emploie d'ailleurs des « Meilleurs Ouvriers de France » en boulangerie afin de tester ses farines et rechercher de nouveaux produits. Des boulangers engagés par des meuniers interviennent également directement dans les fournils clients afin d'aider par exemple à la mise en place d'un nouveau procédé de fabrication, parfois au titre de représentant de grandes marques de pains. M. Cyril Gargot, jeune responsable qualité et sécurité au sein des Meuniers du littoral (qui fait partie du groupe Grands Moulins de Paris - Nutrixo), issue d'une formation d'ingénieur, nous fait part de la nécessaire implication de la meunerie dans la recherche des qualités à tous les niveaux de la filière puis de la responsabilité des minotiers à poursuivre l'information directement auprès des boulangers ; en ce sens, il ajoute une grande part de professionnalisme dans la communication à l'intérieur de la filière. Lors de la visite du moulin des Meuniers du littoral situé à Saint-Germain de Marencennes (10 minutes de l'ENSMIC), les enseignants et COP présents ont pu apprécier les explications de M. Gargot qui a bien voulu se placer à son tour dans un rôle de pédagogue. Les questions des enseignants étaient tant techniques que pratiques quand bon nombre d'entre eux découvrait réellement les processus de fabrication de la farine. Enfin, M. Denis Tardits, responsable de la formation au sein de l'Association Nationale des Meuniers de France (ANMF) mais aussi PDG des moulins de Ballan (37) et Centre Atlantique (16) a souhaité insister sur deux points : en effet, si la filière apparaît encore riche de potentiels d'emploi (avec des départs en retraite et des possibilités importantes de reprise d'entreprises d'ici à 2015), si les offres d'emplois restent souvent d'un niveau supérieur au BTS, l'avenir céréalier concerne aussi des jeunes diplômés de n'importe quel BAC, volontaires et dynamiques. La meunerie représente ainsi un monde ouvert à la croisée de carrières intéressantes. 3) M. Hervé Benoist-Gironnière, directeur de la formation de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française a souligné l'importance de l'artisanat dans la boulangerie-pâtisserie et celle de la formation par alternance. Même si l'apprentissage permet d'entrer directement dans le monde professionnel (CAP en 2 ans), il est toujours possible de poursuivre ses études vers un BAC PRO. de boulanger-pâtissier (en 3 ans après la 3e mais accessible également après un CAP), voire ensuite vers un BTS en industries céréalières. Ces formations permettent bien entendu d'exercer un métier recherché dans la grande distribution et dans l'industrie (Biscotterie, biscuiterie, pâtisserie industrielle...). L'Institut National de la Boulangerie-Pâtisserie (INBP) permet de suivre ces formations sous forme de stages intensifs à Rouen (possibilités d'hébergement). M. Emmanuel Gripon, Président de la boulangerie-pâtisserie des Deux-Sèvres et de la région Poitou-Charentes, lui-même boulanger-pâtissier à Melle, a quant lui insister sur l'indispensable motivation des jeunes qui désireraient s'engager dans ces professions. Selon M. Gripon, le manque d'implication dans les formations initiales serait peut-être à l'origine de quelques déceptions révélées après l'embauche. Si la profession reste passionnante, rémunératrice, ouverte au niveau de l'emploi y-compris pour les filles et pas seulement dans la vente au magasin, il n'en reste pas moins que la condition sine qua non de réussite est une orientation positive en toute connaissance de cause. Les boulangers-pâtissiers sont en général attentifs aux demandes de visites ou de stages ; les jeunes doivent prendre en main leur avenir. Du côté des enseignants Après avoir découvert les ateliers de l'ENSMIC, attendus qu'ils étaient par leurs collègues professeurs et des élèves en situation en boulangerie-viennoiserie et en meunerie, les enseignants ont pu visiter l'après-midi l'installation des Meuniers du littoral à Saint-Germain de Marencenne guidé par M. Gargot, ainsi que la pâtisserie industrielle de Beurlay accueillis par le responsable du site, M. Martineau. Certains ont pris rendez-vous pour revenir avec leurs élèves. En fin de compte, la filière blé-farine-pain existe bel et bien dans l'académie de Poitiers, dans le sens où non seulement elle offre de réelle opportunités d'emploi mais surtout parce que les possibilités de formation permettent de couvrir l'ensemble des besoins du CAP / BEP au BTS en passant par le BAC professionnel ou le Brevet de Maîtrise.
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Rédigé par Alain Chanteraud mise à jour le 23 mars 2009
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